Agung et Batur… Bali trek

Agung et Batur… Bali trek

31 juillet 2019 42 Par Rohnny

Bonjour les ami(e)s, j’espère que vous allez bien…

Continuons notre visite de mon ile préférée, BALI.

Aujourd’hui je vais vous parler du Mount Agung et du Mount Batur, comme vous le savez j’aime bien la course à pied et j’ai donc fais deux trek pour escalader ses deux volcans.

Le mount Agung – 3142 mètres

J’ai fait le trek pour monter au somment en 2015, depuis Septembre 2017 il est entré en éruption et à ce jour il n’est toujours pas possible d’y monter.

Le mont Agung est le point culminant de Bali avec ses 3142 mètres. Les Balinais vénèrent ce volcan autant qu’ils le craignent. En 1963 il entra en éruption et plus de 1500 personnes perdirent la vie et des milliers perdirent leurs maisons.

L’ascension du mont Agung est très surveillé et uniquement accessible avec un guide, celui-ci signe un registre avec le nombre de personnes qui l’accompagnent au départ et idem au retour. Il parait que plusieurs touristes s’y sont perdus dont deux qui n’ont jamais été retrouvés… C’est vrai que l’on pourrait facilement s’y perdre.

Pour cette ascension, Il y a deux points de départ possible, la première depuis le village de Selat, une monté un peu moins difficile mais qui ne monte à pas jusqu’au sommet, elle s’arrête à la caldera. La deuxième part depuis le temple mère de Bali le Besakih et celle-ci monte au sommet soit 3142 mètres. Comme vous me connaissez surement maintenant c’est la deuxième montée que j’ai choisie… L’organisateur du trek est venu me chercher à l’hôtel vers 20 heures et je suis arrivé à Besakih vers 22h15. On me présente le guide qui va monter avec moi, deux autres personnes se joindrons à nous, nous serons donc 4.

Notre guide nous explique que pour atteindre le sommet il faudra compter environ 6 heures et que la descente durerait un rien plus longtemps… Comme demandé/suggéré, j’ai un sac à dos avec un peu de nourriture, beaucoup d’eau, des vêtements de rechange et une veste pour le froid et ma lampe frontale. Il est 22h45 quand nous débutons le trek, ça débute par un chemin forestier assez large qui nous permet de faire un peu connaissance, mes deux compagnons sont Malaisiens et ont une vingtaine d’années, notre guide à lui 31 ans et est père de deux enfants, ils montent au sommet une fois par semaine en générale pendant la bonne saison. Au bout de 45 minutes nous pénétrons dans la forêt, elle est assez danse, nous suivons un sentier assez étroit qui ne nous permet plus de marché cote à cote. Pendant deux heures environs, je vais rester à l’écoute des bruits de cette jungle, c’est assez extraordinaire, les macaques visiblement sont dérangés par notre passage et nous le font entendre, c’est assez magique. Cette première partie n’est absolument pas difficile, ça grimpe mais sans difficultés, nous faisons un premier arrêt car notre guide hindou doit prier 5 minutes dans un petit temple pour que l’ascension se passe bien.

Nous avons rejoint deux autres groupes à cet endroit parti avant nous. Je suis toujours en mode t-shirt et il fait toujours assez chaud.

Nous sommes les deuxièmes à repartir et les premières difficultés sont là, la foret est moins danse maintenant et ça commence à bien grimper, nous escaladons des racines d’arbres, des gros rochers, par moment ce n’est vraiment pas évident d’autant que le sol change tous le temps, parfois il est bien dur, parfois souple et instable et parfois c’est du gravier et monter n’est pas toujours évident d’autant que je me suis fait mal un mollet à forcer et ça m’inquiète un peu.

Notre guide fait un nouveau petit stop prière de 5 minutes et j’en profite pour mettre un petit sweat car la température descend. Nous revenons une fois de plus sur deux autres groupes. Nous commençons à entendre le vent souffler assez fort ce qui veux dire que nous atteignons la partie ouverte, ou la végétation ne pousse plus.

Nous avons beaucoup donné et somme visiblement en avance sur l’horaire, ce qui va nous permettre de bivouaquer dans une petite clairière, notre guide nous fait un petit feu pour nous réchauffer et je vais en profiter pour changer de vêtement qui sont trempé de sueur, sur son conseil je vais aussi mettre mon coup vent. Ce feu fait du bien, je mange un peu de pain et deux bananes.

Au bout de 30 minutes c’est reparti et pour les muscles, cet arrêt a presque fait plus de tort que de bien… C’est donc tout endolori que je repars mais heureusement une fois ceux-ci de nouveau chaud ça va aller mieux. Nous quittons maintenant toutes végétations et ça souffle assez fort, cette partie va pour moi être un vrai calvaire, ça grimpe sec et quasi à l’horizontale, j’ai mal aux jambes, j’ai froid et par moment j’en ai assez… 10 fois j’ai cru voir le sommet mais 10 fois c’était pas encore lui… Mentalement et physiquement je suis au bout de ce que je peux donner… Et quand finalement notre guide nous montre le sommet et que j’atteins le point le plus haut de Bali, je me suis mis à pleurer comme un petit enfant… Une sensation unique de fierté et d’épuisement, je tombe dans les bras de notre guide et de mes deux acolytes Malaisiens. Ceux-ci immortalise le moment que nous vivons ensemble, comme il disposait d’un appareil photo bien plus professionnel que mon petit Canon et que nous nous avions déjà échanger nos coordonnés lors du bivouac pour l’échange des photos je n’ai dons pas penser sortir le miens… GRAVE erreur car je n’ai jamais vu ses photos malgré plusieurs mail envoyé… J’en rage encore aujourd’hui

Le voilà le sommet...

Le voilà le sommet…

Nous sommes restés plus ou moins 30 minutes au sommet à découvrir ce panorama incroyable que je n’oublierais jamais.

À un moment donné il a bien fallu que je redescente de mon nuage et que je me rende compte que je n’avais fait que la moitié du chemin et que maintenant il fallait redescendre… Tout ce que j’avais monté de nuit, j’allais devoir le redescendre de jour… Cette descente était visuellement de toute beauté, je me suis rendu compte que ce que j’avais fait quelques heures plutôt était à mes yeux un véritable exploit et assez incroyable… Par contre cette descente va être super compliqué, j’ai vraiment beaucoup souffert malgré la beauté des lieux. Je vais chuter à 3 reprises dont une fois ou le guide sera obligé de me soigner la main ou je m’étais fait une belle entaille…

Cette descente sera interminable et j’ai bien cru ne jamais y arrivé mais avais-je le choix ?

Nous serons de retour à la base de départ un peu avant 13 heures, cela nous aura fait un trek de 14 heures pour un peu plus de 16 kilomètres.

Le temps de faire un petit débriefing nous attendais un bon déjeuné dans un petit resto du coin avec vue sur l’Agung, c’est à ce moment-là que je me suis vraiment rendu compte que je l’avais fait.

La photo depuis le restaurant.

La photo depuis le restaurant.

Une petite heure plus tard l’organisateur m’attendait pour me reconduire à l’hôtel ou j’arrivais sur le coup de 17 heures.

Le lendemain il m’était quasi impossible de marcher correctement tellement j’étais courbaturer et il me faudra quasi 1 semaine pour éliminer tous les séquelles de mon corps. C’est une ascension dont je m’en souviendrais toujours seul bémol c’est cette confiance donnée au deux complices Malaisiens pour les photos… Que je ne verrais jamais…

Du coup il ne me reste plus qu’une chose à faire… Refaire l’ascension de l’Agung.

 

Le mount Batur – 1717 mètres

3 années plus tard, juin 2018, j’étais prêt pour un nouveau trek mais l’Agung qui est entré en irruption en 2017 n’est plus visitable c’est donc l’autre monument de Bali que je vais gravir.

Le Mont Batur est, selon les croyances hindouistes une montagne sacrée qui est perchée à 1717 mètres d’altitude, ce volcan actif est situé dans le village de Batur, dans la région de Kintamani.

Ici aussi la montée se fait obligatoirement avec un guide mais elle est beaucoup moins surveillée que l’Agung et il y a aussi beaucoup plus de monde qui l’escalade.

Le but est le meme, arrivé au sommet pour voir le lever du soleil.

L’organisateur est venu me chercher à l’hôtel vers 1h00 et nous atteignons un point de ralliement vers 2 h15 ou nous est servi une bonne crêpe et une boisson chaude puis des convois nous amène au lieu de départ du trek. On me présent mon guide, je serais seul avec elle, quel luxe. Il est quasi 3 heures quand nous partons, je suis assez étonné du monde qu’il y a par rapport à l’Agung. La première partie est assez facile et il y a un petit arrêt a un warung improvisé (café). Là il vaut mieux remettre une petite laine car le froid va s’intensifier, la deuxième partie de la montée est plus technique et plus raide, le pas se fait plus court mais rien de vraiment de difficile et pour être honnête et sans vantardise aucune, je suis assez surpris quand la guide me dit que dans 10 minutes nous serons au sommet… Il est 5h10 quand nous atteignons le sommet. Nous avons donc le temps de faire plus ample connaissance, elle monte quasi quotidiennement au sommet et ce sont c’est seul revenu, elle a deux enfant 3 et 5 ans, 2 garçons, son mari est guide aussi mais ne montait pas au sommet aujourd’hui.

Ici aussi, la vue est tout simplement grandiose, on y distingue évidement l’Agung mais aussi par temps clair le Mont Rinjani qui se trouve sur l’ile voisine de Lombok et surtout une vue improbable et panoramique sur le lac Batur. Il y a une petite baraque qui prépare des tartines et des boissons chaudes, il fait froid là-haut.

Il faut compter 2 heures pour la montée et 3 heures pour la descente qui sera comme à l’Agung plus compliqué pour moi.

Une belle sortie avec une belle personne, nous sommes resté en contact via facebook.

 

C’était donc un autre aspect de mes vacances Balinaises, j’espère que je ne vous ai pas trop saouler avec ce billet et qu’il n’était pas trop long… J’ai pris un plaisir fou à l’écrire en tous les cas.

Profitez de la vie les amis et à bien vite.

Rohnny

Posté le mercredi 31 juillet 2019 @Rohnny

Photos © Joggingtime.be / Rohnny Petitjean